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<title><![CDATA[FSSP - Lyon]]></title>
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<description><![CDATA[Fil information FSSP Lyon]]></description>
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<title><![CDATA[Communicantes n°53
Janvier 2011]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=51&bulletin=57]]></link>
<description><![CDATA[« Bénissez, Seigneur la couronne de la nouvelle année ! » : éditorial par Monsieur l'abbé Brice Meissonnier.

Chronique : décembre 2011

"Mon Père, je désire devenir catholique" par Monsieur l'abbé Brian Houghton (+)

L'iconoclasme (1ère partie)

Ordo, Carne,Agenda ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 09:12:32 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Communicantes n°54
Février 2012]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=51&bulletin=58]]></link>
<description><![CDATA["Bientôt le Carême" : éditorial par Monsieur l'abbé Brice Meissonnier.

Chronique de la communauté : janvier 2012.

Discours du Pape Benoît XVI au Cardinaux [...] des voeux de Noël.

L'iconoclasme (2ème partie).

Histoire édifiante : Une famille miraculée recherche ses sauveteurs.

Ordo, carnet, agenda ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 09:12:32 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Cours sur l'art]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=52&news=856]]></link>
<description><![CDATA[A 20h30 à la Maison Padre Pio court sur l'art. Thème : Michel-Ange. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 09:30:54 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Récollection de Carême]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=52&news=860]]></link>
<description><![CDATA[Le samedi 3 Mars, Grande récollection de Carême, ouverte à tous à partir de 17 ans, à la maison Padre Pio de 9h30 à 17H30, prêchée par les Pères Ceslas-Marie et Ambroise-Marie, de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier.

Prévoir un pique-nique. ]]></description>
<source url="http://www.communicantes.fr/fluxactivites.xml"><![CDATA[FSSP-Lyon]]></source>
<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 09:30:54 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Oeuvre Etiennette Chavent]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=52&news=857]]></link>
<description><![CDATA[Samedi 11 février : 1ère réunion de l'OEuvre Etiennette Chavent, à Padre Pio de 11h45 à 12h45. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 09:30:54 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Horaires pour les vacacances]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=52&news=858]]></link>
<description><![CDATA[DU LUNDI 13 ET SAMEDI 25 FEVRIER
VACANCES SCOLAIRES
Application des horaires de vacances scolaires, à savoir suppression de la Messe de 9h00 en semaine. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 09:30:54 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Mercredi des Cendres]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=52&news=859]]></link>
<description><![CDATA[Messe solennelle, avec bénédiction et imposition des cendres, à 19H30 en l'église du Coeur Immaculé de Marie. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 09:30:54 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Ajout de photo : Sortie dans le Lubéron
Lundi 10 octobre 2011]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/galerie/img.php?id_img=2676]]></link>
<description><![CDATA[Sortie dans le Lubéron
Lundi 10 octobre 2011 - 2676 - 2011_10_10_sortie_pretres_108.JPG ]]></description>
<source url="http://www.communicantes.fr/galerie/mods/rss/admin/photosrss.xml"><![CDATA[Photos - FSSP - Lyon]]></source>
<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 08:52:09 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Prédication de la Mission Paroissiale : dernier jour - Pour tous]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=editorial&edito=196]]></link>
<description><![CDATA[Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, Amen.

Voici donc que cette mission touche à sa fin, et tout à l'heure, dans quelques minutes, nous serons à nouveau à genoux devant le Saint-Sacrement et nous lui demanderons de conclure en nous, lui-même, cette mission. De jeter encore un peu plus de lumière dans nos âmes et puis d'affermir notre volonté de faire un bon carême à court terme et puis de nous lancer dans l'existence avec une conscience renouvelée de nos misères mais aussi de la beauté, de la splendeur de notre vocation chrétienne qui est une vocation à la pureté, à la lumière, à la force, à l'action charitable.

Tout au long de cette mission, nous nous sommes laissés porter, guider au rythme de la liturgie par les textes de notre missel et nous nous sommes rendus compte combien ils étaient riches tous ces textes que la Sainte Eglise nous donne à méditer pour chaque jour du carême.

Mercredi, c'était l'annonce de la Passion. Notre-Seigneur Jésus-Christ qui nous montre que sa mort sur la Croix, dans quelques semaines maintenant, n'est absolument pas un accident dans son parcours et encore moins un échec. C'est au contraire le sommet de sa mission, le moment où il offrira le sacrifice de sa vie pour notre salut. Oui, Dieu vient nous offrir bien plus que ce que nous osons lui demander car nous ne savons pas ce que nous demandons. Nous ne savons pas ce qu'il faut demander à Dieu. Il faut lui demander de nous apprendre à demander. Il vient nous offrir non pas une place d'honneur à sa droite ou à sa gauche, ni même une place sur le Thabor. Il vient nous offrir d'abord et avant tout le pardon de nos péchés. Ce pardon de nos péchés qui nous permettra de prendre place, plus tard, dans le Thabor perpétuel qui est le ciel. Il vient nous donner bien plus que la santé, bien plus qu'aucun des biens matériels que, bien souvent, nous perdons du temps à lui demander. Il vient nous offrir l'amitié avec son Père. Apprenons à demander ce pardon, apprenons à faire, non pas notre volonté, mais la volonté de Dieu. Apprenons à faire cela en faisant pénitence.

Le premier jour de la mission, nous avions vu que nos pénitences, c'est un petit peu le thermomètre de notre bonne volonté.

Jeudi, c'était le mauvais riche. La mauvaise volonté de l'homme, la mauvaise volonté égoïste qui ne veut pas partager ce qu'elle a reçu de bon sur terre, qui ferme son coeur devant les misères des autres et puis cette mauvaise volonté qui ne se laisse pas persuader : « même si un mort ressuscitait, nous a dit Jésus, ils ne se laisseraient pas persuader. » Alors, il y a cette crainte de l'enfer, cette crainte de l'enfer qui est un aiguillon puissant pour nous faire regretter notre mauvaise volonté et puis craindre de perdre l'amitié que Dieu nous propose, c'est la meilleure façon d'aviver, de vivifier vos pénitences pour que ce carême soit sérieux et pour que notre existence soit vraiment une existence chrétienne.

Vendredi, nous avions la grâce de fêter l'Annonciation. « Le Verbe s'est fait chair. » Dieu nous aime, Dieu veut habiter parmi nous, dans nos maisons, que nos maisons soient de petits Nazareth, que nos familles soient des saintes familles en réduction, que le Bon Dieu habite, non seulement, dans nos maisons mais dans nos coeurs : « Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum » « Je vous salue Marie, le Seigneur est avec vous. » Le Seigneur prend son plaisir, malgré leur péché à habiter avec les enfants des hommes.

Samedi, c'était la magnifique parabole de l'enfant prodigue. Cet enfant prodigue qui avait tourné le dos à Dieu, qui ne voulait pas habiter avec son Père. La parabole aussi du frère aîné, ce frère remarquable dans sa fidélité, dans sa discipline mais ce frère qui n'avait pas encore véritablement ouvert son coeur à son Père d'où ce profond, ce poignant reproche que le Bon Dieu nous adresse aussi à nous : « Mon fils, tu es toujours avec moi. Tout ce qui est à moi, est aussi à toi » pourquoi alors cette tristesse dans ton coeur ? Pourquoi ces péchés d'envie et de jalousie ? Pourquoi n'aimes-tu pas ton propre frère pécheur avec la même folie qui est dans mon coeur ?
Nous autres, si nous sommes fidèles, si nous nous croyons fidèles, ouvrons nos coeurs pour accepter d'être vraiment, complètement avec Dieu.

 

Et puis ce matin, ce matin, dimanche, la pierre de touche de notre fidélité, de notre amour, c'est la belle vertu de la pureté, de la chasteté. Ce que vient nous offrir le Bon Dieu, c'est la force dans notre âme pour qu'elle puisse bien gouverner notre corps. Cette magnifique vertu, cet équilibre de notre âme qui a vraiment l'emprise sur le corps, c'est l'objet de l'envie du démon qui fait tout pour la détruire, tout pour la flétrir, tout pour la souiller. Pensées, paroles, actions, voici notre maison intérieure, voici cette maison qu'il faut garder avec force pour que le Seigneur, lui-même, puisse y habiter. Notre âme est le temple de Dieu. Oui, vraiment, Dieu veut habiter avec nous. C'est l'enjeu d'un combat dont nous connaissons les armes maintenant : la pénitence, nous l'aurons entendu dès le premier jour de cette mission, mais aussi la prière, la dévotion à Marie Immaculée, Marie dont l'âme est vraiment le temple splendide, dans lequel le Seigneur peut venir se reposer substantiellement. Marie, l'âme forte. Marie, terrible comme une armée rangée en bataille. Marie, la maîtresse de ce combat spirituel auquel nous sommes conviés. Marie écrase la tête du serpent, avec dans son coeur, mes frères, une haine parfaite du péché parce qu'elle a dans son coeur un amour parfait de son Fils.

Les armes du combat : pénitence, prière et puis la confession. Reconnaître avec simplicité, accuser clairement nos fautes. C'est sur ce point-là que je voudrais terminer. A celui qui combat, à celui qui se bat pour garder sa pureté, pour acquérir, pour enrichir sa pureté, tous les trésors de la miséricorde sont ouverts même s'il tombe, même s'il trébuche, même s'il meurt. La miséricorde de Dieu est infinie à celui qui combat mais à celui qui capitule, par contre, à celui qui ne se confesse plus, nous avons entendu, ce matin, saint Paul promettre la colère de Dieu.

Alors je voudrais terminer par un petit apologue, par une petite histoire comme les enfants du catéchisme les aiment bien, une sorte de parabole inventée par les Pères du désert, ces maîtres du combat spirituel, ces maîtres dans la foi, nos maîtres dans la foi, ces premiers moines qui, autrefois, allaient mener le combat spirituel contre le démon dans l'aridité du désert.

Il y avait une fois un ermite (vous allez reconnaître, bien sûr, dans cet apologue, dans cette parabole, comme un petit mélange de paraboles que vous connaissez bien, j'espère) un ermite vraiment mortifié qui avait décidé de donner tout son coeur au Bon Dieu, qui avait décidé, à la suite d'une mission certainement, prêchée par un missionnaire d'une grande sainteté, d'une éloquence extraordinaire, et puis écoutée avec un coeur pur. Cet ermite avait décidé, dans sa jeunesse, de se donner entièrement au Bon Dieu. Et voilà qu'il part dans le désert pour mener une vie de pauvreté, une vie de pénitence dans le silence et la méditation dans une sévérité de vie qui ferait frémir tous les chrétiens du monde. Il voulait vivre pour Dieu seul et il se livre à des mortifications extrêmes, un mélange de toutes les mortifications dont vous avez pu entendre parler au catéchisme. Pensez aux mortifications du saint Curé d'Ars, pensez à celles de saint François. Il ne mangeait plus, il ne dormait plus, il grelottait de froid la nuit, il transpirait de chaud le jour, il vivait dans une pauvreté absolue.

Il y avait, dans la ville d'à côté, une pécheresse, une femme de mauvaise vie, une femme affreuse, épouvantable dont l'âme était un véritable cloaque, dont l'âme était véritablement l'égout de tous les vices, de tous les défauts : méchante, hargneuse, impure, coléreuse, menteuse, voleuse. Elle méritait vraiment toutes les foudres du Bon Dieu. Elle faisait partie de ces gens qui font de l'impureté une véritable religion, leur Dieu, dit saint Paul, c'est leur ventre ! Ils mettent leur fierté là où devrait être leur honte. Alors poussé par l'Esprit-Saint, l'ermite, épouvanté du mal qu'il entendait dire de cette femme, décide d'offrir sa vie pour la rémission de ses péchés. Et voilà qu'il re-jeûne, et voilà qu'il re-prie, et voilà qu'il re-veille avec encore plus de fureur qu'avant. Il veut absolument obtenir du Seigneur, pitié, pitié : « Parce Domine, parce populo, ayez pitié de cette pauvre femme qui vraiment se roule dans le péché. » Il fait cela pendant 10 ans et cela ne marche pas et il refait cela pendant 10 autres années et cela ne marche pas. Voilà que notre ermite a 70 ans, il supplie, il crie, il prie le jour, la nuit. 80 ans, toujours pas ! 90 ans, cela ne marche pas ! 100 ans, cette dame continue, malgré son grand âge, de faire tout le mal qu'elle peut, c'est épouvantable, c'est une catastrophe. Enfin, arrive le moment de la fin de l'histoire parce que tout le monde va mourir, forcément. Enfin, ce jour-là arrive, au fond du chemin, imaginez-vous comme le père de la parabole de l'enfant prodigue. L'ermite, tous les jours, se traîne pour voir un jour enfin arriver la pécheresse : « Va-t-elle venir ? Ne viendra-t-elle pas ? » La voici qui arrive en se traînant, en pleurant, en hurlant ses péchés, en demandant pardon à Dieu, touchée par la grâce. Et elle arrive, elle sanglote, elle se jette aux pieds de l'ermite et elle demande à se confesser. « Ouf ! Enfin ! C'est pas trop tôt ! Mes prières, mes prières ont porté leur fruit. Voici une pécheresse qui demande pardon, j'ai réussi ! » Il la confesse, cela dure plusieurs heures forcément. Il la confesse, elle demande pardon. Il lui donne comme pénitence, il aurait pu lui donner un pèlerinage à Jérusalem mais elle n'aurait pas pu le faire, il lui donne comme pénitence un Ave Maria.

 

Elle bredouille l'Ave Maria, pauvre vieille dame et elle meurt juste après l'absolution. A ce moment-là, deux anges descendus du ciel, viennent l'emporter au milieu des nuages, des nuées des anges dans la gloire du ciel au milieu des chants radieux. Et notre ermite reste là... sur la terre, dans le désert, dans les épines, les ronces, les cailloux, les cris des hyènes et des chacals. Et là, tout à coup, comme le frère aîné de la parabole, comme les ouvriers de la première heure qui se voient doublés par les ouvriers de la dernière heure, à ce moment-là, une colère terrible monte dans le coeur du pauvre ermite : 100 ans de pénitence, 1 minute de repentir, non vraiment ce n'est pas juste ! Non vraiment, le Bon Dieu ne peut pas faire un truc pareil ! Pourtant le Bon Dieu l'a fait, le Bon Dieu l'a bien fait. Voici notre ermite qui se lamente, qui crie, qui pleure, qui est tenté, mes frères, de menacer le Bon Dieu et de le maudire. Voilà que le Seigneur nous montre que nous ne sommes rien devant lui. Notre justice quelle est-elle ? Qu'y a-t-il de plus juste, qu'y a-t-il de plus beau au ciel, sur la terre, entre un coeur qui n'a pas beaucoup péché ou un coeur qui s'est véritablement converti ? Mes frères nous n'en savons rien, seul le Bon Dieu le voit. Mes frères, seul le Bon Dieu est Saint. Surtout si nous avons fait de grands efforts, de belles pénitences au cours de ce Carême, surtout ne tombons pas, comme notre ermite, dans le péché d'orgueil. Le péché d'orgueil est peut-être pire que celui d'impureté.

Dans quelques instants, nous allons nous retrouver, après le beau chant de la promesse, dans le silence, devant Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans l'Eucharistie. Présentons-lui notre âme, au terme de cette mission. Présentons-lui notre âme en plein milieu de ce Carême. Demandons-lui de la faire monter, monter, monter vers lui. Demandons-lui d'enlever, de notre âme, toute trace d'impureté bien sûr mais aussi d'orgueil, de jalousie et d'envie et comprenons que seul Dieu est saint.

Au terme de cette mission, je vous demanderai aussi mes frères, en conclusion de cet apologue, de prier pour vos prêtres. Vos prêtres se démènent, vos prêtres font tout ce qu'ils peuvent pour vous prêcher l'Evangile. Moi-même, j'ai essayé de faire ce que je pouvais. Lorsqu'un prêtre descend de chaire, lorsqu'un prêtre se tait à la fin d'une belle prédication, il doit s'appliquer à lui-même tout ce qu'il a enseigné aux autres. Prions les uns pour les autres. Montons vers le Ciel.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen

R.P. Alain Hocquemiller ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 09:19:18 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Prédication de la Mission Paroissiale : 4ème jour - Pour tous]]></title>
<link><![CDATA[http://www.communicantes.fr/index.php?page=editorial&edito=195]]></link>
<description><![CDATA[Au nom du Père, du Fils, du Saint Esprit, Amen

« Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi... »

Cette parabole de l'enfant prodigue, quel bonheur pour un catéchiste de la raconter à des enfants ! Succès garanti.

Ce père qui donne, sans protester, à l'enfant prodigue la part d'héritage si insolemment exigée. Quand on raconte cela à des enfants : stupéfaction ! « Mon père à moi, y se laisserait pas faire. Une fois, je lui ai demandé : achète-moi des baskets neuves. Il a jamais voulu. »

L'enfant prodigue, dilapidateur, gaspilleur, qui fait la fête avec ses nombreux amis et qui n'a plus d'amis quand il n'a plus d'argent.

« Ah ! C'est comme moi quand j'ai eu 5 kg de bonbons. Ils étaient tous très gentils tout d'un coup. Tu parles ! »

L'enfant prodigue qui s'en va manger la nourriture des cochons... « Bien fait pour lui !... »

Et puis... Quand vient le retour de l'enfant prodigue : « Je retournerai chez mon père... » et l'évocation du Père qui le voit venir de loin parce qu'il l'attendait, parce qu'il sortait, ce Père, peut-être chaque jour, chaque jour, sur la route, pour voir au loin, dans l'espoir, longtemps déçu, du retour. Alors là, grand silence, on réfléchit...

Dieu nous aime, même quand nous faisons « de travers »...
Dieu nous aime quand même.

C'est impressionnant. Il y a vraiment urgence à revenir... On ne peut le faire attendre comme ça indéfiniment. Dieu attend.

Mes chers frères, si vous êtes ici aujourd'hui, c'est que vous n'êtes pas, au premier degré, des enfants trop, trop prodigues, en révolte ouverte contre le Père. Si vous participez à cette mission, c'est que vous êtes « déjà » revenus vers le Père ou bien même que vous ne l'avez jamais quitté.

Peut-être, je vous le souhaite, pouvez-vous dire, en toute vérité, comme le fils aîné - il est honnête le fils aîné, il ne ment pas... - « Voilà tant d'années que je sers Dieu sans avoir jamais, ou presque, transgressé ses ordres ! En tout cas, moi, jamais je n'ai dévoré mon bien avec des filles de mauvaise vie . »

Alors, dans ce cas-là, la parabole n'est pas finie, la fin de la parabole est pour vous.
« Mon enfant, tu es toujours avec moi. Tout ce qui est à moi, est à toi ! »

Tout ce qui est à Dieu est à moi et je ne m'en rends pas compte. Je ne me rends pas compte de ma chance, de mon bonheur, de ma richesse...

Alors, oui, je suis fidèle à Dieu, assez fidèle à mon devoir d'état, je le fais honnêtement. J'ai résisté, et pas qu'une fois, à jouer à l'enfant prodigue. Je ne suis pas parti, pas trop loin en tout cas, dans la région lointaine du péché...

Mais si j'ai résisté à bien des tentations, je ne résiste pas à loucher des deux yeux, avec envie parfois, sur ceux qui font le mal : « Ils ne se gênent pas... Ils ont la belle vie... » et voilà pourquoi la fin de la parabole m'est douloureuse : ce fils aîné qui boude le retour en grâce de son frère pécheur, je trouve au fond qu'il a quand même raison. Je trouve vraiment qu'il est de très mauvaise politique de faire ce que fait le Père : laisser filer l'héritage dans les mains d'un flambeur, c'était déjà limite ; mais l'accueillir en triomphateur quand il est fatigué de ses frasques, là, ça dépasse l'entendement. C'est irresponsable, c'est la prime à la débauche. Et on va jusqu'à dire : dans ce cas-là, j'ai été bien bête, moi, d'être fidèle et de résister à la tentation ! J'aurais pu, je pourrais encore me payer du bon temps !

Il y a un psaume, le psaume 36, qui nous met en garde : « Gardez-vous d'imiter les méchants. Ne soyez pas jaloux de ceux qui commettent le péché. » Cela attriste le coeur de Dieu ! Cela offense Dieu ! Cela est profondément injuste envers Dieu !

Elle est terrible, au fond, cette parabole de l'enfant prodigue, comme bien des pages de saint Luc, d'ailleurs, qui est l'évangéliste de la miséricorde mais qui en même temps a des pages très dures. Elle nous montre que l'enfant fidèle, l'aîné, si fidèle qu'il soit, est loin du coeur de son Père. Surtout, surtout, ne soyez pas jaloux, n'acceptez pas de l'être même au plus profond, dans le tréfonds de votre coeur, ne soyez jamais jaloux de ceux qui commettent le péché. Comprenez que le péché ne donne pas le bonheur. Comprenez que le pécheur n'a aucun avantage réel sur vous. Comprenez que tout bien vient de Dieu, que tout bien est dans la main de Dieu, que tout bien est en Dieu.

Le péché du fils prodigue ce n'est pas d'avoir demandé sa part d'héritage, disait saint Ambroise dans le bréviaire aujourd'hui. Ce n'est pas d'avoir demandé sa part d'héritage, c'est d'être parti loin de son Père.

Je m'explique : la part d'héritage que Dieu nous destine, que nous recevons de Dieu, que Dieu nous donne; la part d'héritage que Dieu donne au fils prodigue sans lui opposer la moindre résistance, et c'est cela qui étonne les enfants, et c'est cela qui nous étonne nous-mêmes, et c'est cela qu'il faut bien comprendre; la part d'héritage que Dieu nous donne, c'est tout nous même, nous devons tout à Dieu : notre santé, nos capacités, nos dons, notre intelligence, notre vie tout simplement, notre corps, notre âme, notre existence naturelle... et c'est en prime notre vie surnaturelle d'enfants, d'héritiers de Dieu, dit saint Paul, cohéritiers du Christ. Notre part d'héritage, c'est aussi la grâce de Dieu : la Foi, l'Espérance et la Charité qui réalisent en nous la présence et la proximité de Dieu.

Le péché du fils prodigue, ce n'est pas d'avoir demandé sa part d'héritage, c'est d'avoir refusé son héritage surnaturel en tournant le dos à son père, en partant pour le pays lointain, loin de son père. C'est d'avoir imaginé... illusion extrêmement fréquente, illusion coupable... que pour profiter des dons de Dieu : santé, intelligence, prospérité... pour en profiter à fond, le mieux est de partir loin de lui... C'est d'avoir imaginé qu'on peut profiter des biens de Dieu en son absence.

Alors s'ensuit ce déferlement, ce tsunami de désordres et de péchés. Mes frères, il faut bien voir la différence qu'il y a entre un père humain, normal et le Père de la parabole qui est Dieu. Un père, sur la terre, c'est normal qu'on prenne un peu ses distances avec lui. L'Ecriture le dit : « L'homme quittera son père et sa mère et il s'attachera à sa femme et ils ne feront qu'une seule chair. » Il est normal, juste et bon, que l'homme quitte son père de la terre. Mais l'homme, pour rien au monde, ne doit quitter son Père du ciel, s'éloigner de son Père du ciel parce qu'en toute vérité, sans la grâce de Dieu, sans la présence de Dieu en nous, nous sommes radicalement incapables d'avoir une conduite morale intègre.

Mes frères, pour cette mission, pour que cette mission ne reste pas lettre morte, ne soit pas du vent, un livret vous a été distribué et, dans ce livret, il y a un examen de conscience. Un examen de conscience qui propose une liste, jamais exhaustive, mais bien utile, bien concrète des péchés particuliers que, peut-être, vous avez commis ou qui, peut-être, vous ont tentés. C'est une liste d'actes mauvais, d'actes coupables qui offensent Dieu, qu'on ne peut pas faire en présence de Dieu, qui nous séparent de Dieu. C'est un liste d'exemples de ce qui arrive plus ou moins fatalement quand on s'éloigne de Dieu. On use mal, on abuse de l'héritage qu'Il nous avait donné. C'est Dieu qui nous donne notre intelligence et on abuse de son intelligence, on gaspille, on dilapide quand on ment, quand on fraude, quand on trompe. On abuse d'un don de Dieu. C'est Dieu qui nous a donné notre corps et sa santé et sa vitalité et sa beauté. On abuse de son corps par les péchés de gourmandise, de sensualité, d'impureté. On abuse d'un bien précieux de Dieu. C'est Dieu qui nous donne notre famille, nos amis, nos relations, notre influence dans la société. On abuse d'un don de Dieu quand on abuse de tout cela par égoïsme, par soif de pouvoir et de puissance en ne pensant qu'à soi et à ses caprices. Et c'est la vanité, la colère, le vol. Rien ne résiste à la folie de notre orgueil à partir du moment maudit où nous avons voulu la part d'héritage pour elle-même sans égard pour Celui qui nous la donne, à partir du moment où nous voulons les biens de Dieu sans égard pour Dieu qui en est la source.

Comme elle est poignante, déchirante la plainte de Dieu dans l'écriture : « Ils m'ont abandonné, Moi, la source d'eau vive et ils se sont creusé des citernes fissurées où croupit une eau frelatée alors que je voulais étancher leur soif.

Le péché du fils prodigue, ce n'est pas d'avoir aimé l'eau, c'est d'avoir tourné le dos à la source ! Le péché du fils fidèle, car c'est cela qui est terrible dans cette parabole, le fils fidèle le fils fidèle se révolte, se révèle en opposition larvée contre le Père et cette opposition éclate finalement au grand jour et on ne sait pas comment cela finit. La parabole ne le dit pas; elle laisse entendre que cela pourrait se finir très mal. Le péché du fils fidèle c'est d'avoir fermé son coeur à la présence du Père. Lui n'a rien fait de mal, apparemment, il n'est pas parti, on ne pourrait pas lui envoyer la police aux trousses mais son coeur est loin de son Père. Il est jaloux, il est triste, il est insatisfait. Mais qu'est ce qui lui manque ? Qu'est-ce qui lui manque pour être heureux ? Cette question, mes frères, combien de fois je l'ai entendue dans la bouche de pères, de mères de famille devant un adolescent en crise. Qu'est ce qui lui manque pour être heureux ? Il a pourtant tout. Déjà, ce n'est pas l'absence de son frère qui le fait souffrir. Le départ de son frère cadet ne lui a pas fait grand-chose. Bon vent ! Et rien que cela, cela le sépare de son Père. Non, ce qui lui manque, il ose le dire, c'est « tu ne m'as jamais donné ne serait-ce qu'un chevreau pour faire la fête avec mes amis. » Aïe, aïe, aïe ! C'était donc ça ! Le bonheur du frère aîné, c'était donc, pour lui aussi, une bonne bringue !!! Pauvre, pauvre Père... A tout prendre le frère aîné ne vaut pas beaucoup mieux que le fils prodigue... « Mon enfant, tu es toujours avec Moi et tout ce qui est à Moi est à toi... » Voilà le fond du coeur du Père, voilà le mystère de la miséricorde de Dieu : Il veut être avec nous. L'Ecriture le dit encore : « Mes délices sont d'être avec les enfants des hommes. »

Le frère aîné est là, au garde à vous, il n'a pas commis de désordre, il est réglo dans son service mais il n'a pas, pas encore, ouvert son coeur à Dieu. Il n'obéit pas, mes frères, au premier commandement de Dieu : « Tu adoreras Dieu seul et tu l'aimeras de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit, plus que tout. » Il n'est pas avec Dieu dans son coeur alors qu'il est pourtant tout près de Lui.

Mes frères, ouvrons nos coeurs à l'amour exigeant de Dieu, levons plus souvent nos yeux vers le Christ comme nous allons le faire maintenant et jusqu'à minuit.

« Dominus vobiscum ». « Que le Seigneur soit avec vous ». C'est comme un leitmotiv de la liturgie et comme tout ce que l'on répète trop souvent, on finit par le dire sans y penser et c'est dommage : « Que le Seigneur soit avec vous » « Et avec votre esprit » répondez vous au prêtre.

Alors, lisez cet examen de conscience qui vous est proposé, passez en revue, soigneusement, pour une fois, scrupuleusement, cette liste un peu sèche, un peu hétéroclite de péchés. C'est un outil, un outil bien affûté, c'est un test révélateur. Si, dans cette liste, vous reconnaissez une de vos actions et vous en reconnaîtrez, c'est que au moment où vous l'avez faite, votre coeur n'était pas avec Dieu. On ne fait pas ces choses là en présence de Dieu. Si vous reconnaissez, dans cette triste liste, une action qui vous a tenté ou qui vous tente toujours, c'est que votre coeur n'est pas tout entier avec Dieu, en présence de Dieu et c'est un grand malheur !

Quand on pense à ce fils aîné de la parabole. Que de temps perdu ! Que d'énergie gâchée ! Que d'efforts gaspillés dans la vie de ce frère aîné ! Car il avait fait des efforts pour être fidèle à côté de Dieu, à côté du Père. Il était auprès du Dieu, à côté d'un Père extraordinairement aimant mais il n'était pas avec Lui, il ne savait pas tout l'amour qu'il y avait dans le coeur de son Père : « tout ce qui est à Moi est à toi. »

Mes frères, la sainteté de Dieu est à notre disposition et elle vaut mieux que tous les péchés. Les trésors de sagesse de Dieu sont à nous et ils valent mieux que tous les mensonges et la folie du monde. La paix du Christ est à nous et elle vaut mieux que les rivalités, les concurrences, les jalousies. La paix du Christ, Il nous la donne, Il nous la laissera à la fin de ce Carême comme Il l'a laissée, au jour de Pâques, à ses apôtres.

Nous avons fêté, hier, l'Annonciation. Marie est sans péché, sans tache, sans aucun de ces désordres qui sont énumérés dans cette liste du carnet de la mission. Comment ? Pas une tache, pas une erreur, pas un défaut ? Jamais un faux-pas ? Non, aucun, jamais, jamais tout simplement parce que Celle qui est avec Dieu ne pouvait pas, grâce à Dieu, tomber. « Le Seigneur est avec vous ». Ce n'est pas un souhait. Comme pour nous, l'Ange Gabriel ne dit pas à Marie : « Que le Seigneur soit avec vous » mais « pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. » Et Dieu se penche sur l'humilité de sa servante et Dieu se penche sur chacune de nos familles lorsqu'elle récite de tout son coeur son chapelet. Dieu se penche sur chacune de vos âmes baptisées pour lui dire : « Dis bien tes péchés, dis bien tous les péchés que tu as fait quand tu étais loin de Moi et reste bien désormais toujours avec Moi. Ainsi, tout ce qui est à Moi est à toi. »

Au nom du Père, du Fils, du Saint Esprit. Amen ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 09:19:18 GMT</pubDate>
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<title><![CDATA[Ajout d'une video : Veillée Pascale 2009 - extraits]]></title>
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<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 13:34:55 GMT</pubDate>
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